Liens d’amitié avec Strasbourg (0280-4)

  • allemand
  • 1946-06-14
  • Dauer: 00:03:07

Beschreibung

Communiqué :
Le Limmatclub Zurich se rend à Strasbourg. Le Village « Helvetia ».

Commentaire :
La nef porte-bonheur de Zurich apporta en l’année 1576, la soupe de millet encore chaude, à la cité amie de Strasbourg. Les quatre embarcations du Limmatclub de Zurich qui le vendredi avant la Pentecôte 1946 voguèrent vers Strasbourg n’emportaient point de millet chaud, mais leur descente vers Strasbourg était un signe de l’ancienne et vive amitié qui unit les deux villes. Ce n’est que le deuxième jour de leur voyage que les bateliers entrèrent dans le port fluvial de Strasbourg. Une cannonière qui remontait le fleuve à leur rencontre les accompagne dans une atmosphère de fête jusqu’au canal d’Ill. Le parcours qui conduit jusqu’au cœur de la ville est fait à la force des rames. La réception est extrêmement joyeuse, le souvenir de la nef bienvenue est resté très vivant à Strasbourg et l’amitié entre l’Alsace et la Suisse est ressentie avec une cordialité redoublée après les sombres années d’isolement oppressant. C’est ainsi que l’arrivée des bateaux zurichois est une fête que des milliers de spectateurs qui n’ont pu parvenir jusqu’à la vieille place du marché aux poissons prolongent sur les places et les rues avoisinantes. En haut, dominant la vieille ville émouvante, la cathédrale presque intacte. Et tout autour de la cathédrale, il y a les maisons moyenâgeuses intactes aussi, comme s’il n’y avait pas eu la guerre. Les pignons bordent les ruelles étroites et familières près des canaux tranquilles qui enchâssent la ville intérieure. Intacte ? La première impression est trompeuse. Il n’y a pas une rue sans une profonde blessure. 12.000 logements sont complètement détruits. La statue de Gutenberg, du porteur de lumière, contemple les ruines. A quoi sert la lumière des livres, si les étudiants n’ont pas d’abri ? Un village d’étudiants érigé par le Don Suisse essaie de résoudre le problème. L’heureux assemblage des baraques, conçu par un architecte français l’a emporté sur un projet suisse qui avait imaginé un alignement militaire impeccable. C’est ici que travaillent les jeunes hommes que la guerre avait arraché à leurs études ; beaucoup d’entre eux se sont distingués dans les combats. Ils se réadaptent rapidement à la discipline civile et spirituelle des études. La visite des jeunes filles dans les baraques est interdite. Mais chacun peut se faire beau pour sa petite amie pour ses semblables… Les étudiants sont heureux, ici ; le village universitaire suisse est un des signes les plus vivants de notre amitié avec Strasbourg.

Communiqué_0280.pdf
Dieses Dokument wurde mit der Unterstützung von Memoriav erhalten.
Kommentieren