Les portes sont ouverts (0290-2)

  • allemand
  • 1946-12-27
  • Dauer: 00:07:41

Beschreibung

Communiqué :
Rétrospectives… Les reportages réalisés par le Ciné-Journal Suisse, témoignages des contacts que la Suisse a établis avec le monde au cours de l’années 1946 : accès à la mer, bon voisinage, visites amicales, secourir, un pas vers la communauté des nations.

Commentaire :
Le Port de Gênes au printemps 1946 offrait un aspect réconfortant ; succès de notre lutte pacifique pour l’acquisition des produits de la terre ! Et pourtant, produits alimentaires et matières premières poseront encore des problèmes au cours de l’années nouvelle. Les frontières s’estompent au-dessus du sol et l’esprit de bon voisinage fait des miracles. Le Ministre Moch vint de Paris, Monsieur Celio de Berne lorsque fut inauguré, sur sol français, le nouvel aérodrome de Bâle Mulhouse. Une œuvre née de l’amitié traditionnelle entre l’Alsace et la Suisse ! Cette amitié se manifesta d’une façon particulièrement cordiale, dans le vieux Strasbourg, lorsqu’après une navigation fluviale de deux jours, les embarcations du Club de la Limmat furent accueillies par une foule joyeusement émue. Les visites se suivent : Le C.J.S. a surpris à Genève le salut caractéristique du Général de Gaulle ; il a enregistré à Berne les paroles cordiales du maréchal Montgomery. La princesse Juliana, héritière du trône de Hollande, a voulu, lors de sa visite sur notre sol, témoigner, de l’amitié unissant nos deux peuples. Au terme de son séjour à Genève, La Guardia, le dynamique directeur de l’U.N.R.R.A. a déclaré : « La Suisse est le plus grand petit pays du monde ! ». Sur le lac de Zurich, un bateau à vapeur, arborant un drapeau anglais, emmenait le ministre britannique de la Santé, M. Bevan, venu chez nous pour se soigner. Un autre hôte anglais en vacances, le grand Churchill, s’est écrié, lors de son départ : - Quelle sera notre réponse ? Porter secours aux pays voisins frappés par la guerre, où les, représentants du Don Suisse sont accueillis avec une gratitude qui nous émeut et nous laisse confus. Empêcher que les enfants interrompent leurs jeux, le regard fixé sur des visions de désespoir. Porter nos secours là où, parmi les ruines, végètent des êtres qu’un paquet de vivres ou de vêtements arrache à une affreuse misère. Porter notre aide là où des villes et des rêves orgueilleux furent anéantis et où des mères et des enfants innocents doivent être sauvés. Porter notre aide là, dans des grandes villes où plus une maison ne reste debout, là où des hommes vivent sous la terre, où une clinique scolaire roulante fait l’effet d’un bâtiment luxueux : en Pologne ! Ce wagon parfaitement installé était utilisé pendant la guerre par le Comité International de la Croix-Rouge, pour assurer les soins dentaires aux internés en Suisse. Ces vues représentent le 1er reportage filmé de l’œuvre étendue du Don Suisse en Pologne. A notre époque, encore sous l’empire de la méfiance et de la peur, même ces modestes documents témoignant de l’aide à nos semblables sont soumis à un contrôle sévère aux frontières. Voilà un voyage qui a eu d’heureuses conséquences ! Le ministre Stucki, accompagné du Professeur Rappard s’envolait vers Washington pour discuter des avoirs suisses en Amérique et des avoirs allemands en Suisse. Peu après, Monsieur Hambro arrivait à Genève pour présider la dernière Assemblée de la S.D.N. Il nous disait ses espoirs dans la mission des Nations Unies. Les Nations Unies déléguaient au Palais Fédéral leur Secrétaire Général Lie et le conseiller fédéral Etter, au Palais des Nations, saluait, au nom de la Suisse secourable, l’Assemblée de l’UNRRA. A ce moment-là déjà, la nomination du Colonel Flückiger comme ministre de Suisse à Moscou, était chose faite. Au mois de mars, le ministre Zellweger avait apporté au conseiller fédéral Petitpierre l’important document qui annonçait la venue d’un ministre soviétique. En septembre, le ministre Koulachenkov arrivait : ainsi s’ouvrait un nouveau chapitre de nos relations avec le monde. Des délégations russes assistaient de nouveau à des réunions internationales en Suisse, tel le mémorable Congrès des Coopératives à Zurich. Ce congrès voulait servir, dans le domaine économique, la paix à laquelle le mouvement œcuménique aspire sur le plan religieux. L’archevêque de Canterburry le soulignait lors du Congrès de Genève. Le pasteur Niemöller nous disait alors : … Et le courageux évêque Berggrav était plein de foi et d’espoir. En avant dans me lutte pour un monde dans lequel des institutions pacifiques comme la Cour de Justice Internationale de La Haye, à laquelle reste attaché le souvenir de son ancien Président Max Huber, peuvent agir avec efficacité. Dans cette salle nous aurons de nouveau droit à la parole. À Lake Success où siégeaient les Nations Unies, nous n’avions que des observateurs : les ministres Secrétan et Zehnder. Ils échangent des propos avec le ministre des Affaires Etrangères de Suède, M. Unden, dont la patrie est un des pays neutres devenus membres de l’O.N.U. A nous, il ne nous a pas encore été possible de faire ce pas très lourd de conséquences. Mais la politique internationale n’est pas notre unique souci ; d’importants problèmes, d’ordre intérieur restent à résoudre. C’est ce que le nouveau président de la Confédération expose au pays, dans ses vœux pour l’année nouvelle.

Communiqué_0290.pdf
Dieses Dokument wurde mit der Unterstützung von Memoriav erhalten.
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