J.-E. Liotard – J.H. Füssli (0349-2)

  • allemand
  • 1948-08-27
  • Durée: 00:01:35

Description

Communiqué :
A Genève, au Musée d’Art et d’Histoire, une exposition nous révèle deux peintres suisses du 18e siècle qui connurent une célébrité égale quoique leur style fût entièrement différent.

Commentaire :
L’exposition Liotard Füssli, organisée à Paris où elle obtint un grand succès, a été reprise pour quelques jours à Genève par le Musée d’Art et d’Histoire. Avec sa technique précise du pastel, le Genevois Liotard a décrit la société du 18ène siècle. L’impératrice Marie-Thérèse fut la plus éminente protectrice de ce maître de l’exactitude qui devint un remarquable portraitiste. Célèbre par son amour de la sincérité, il ne flattait jamais ses modèles, imposantes comtesses / ou jolies femmes de sa ville natale. Avec quelle tendresse il a fixé l’image de son fils; avec quelle expression vivante celle de la future reine de France, Marie-Antoinette, petite fille à l’allure si fière, / avec quel art aussi il a rendu la grâce de l’aimable lectrice, et, pièce la plus précieuse de l’exposition, la Dame en costume turc! / La fenêtre de son atelier découvrait le clair paysage de Genève. Les traits de son propre visage, il les fixait sans cesse avec une sincérité pleine d’humour. Son contemporain, le jeune Zurichois Jean-Henri Füssli devint dans sa patrie anglaise d’élection, le chantre et l’annonciateur du romantisme. Il a rendu vivantes les figures des personnages de Shakespeare: voici Falstaff avec les joyeuses commères de Windsor, ici, la sanglante Lady Macbeth. C’est par de tels tableaux que Füssli passa pour un génie; les générations suivantes l’ont jugé plus sévèrement. /

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