Bertram Schoch (Emailleur philosophe)

  • français
  • 1979-05-09
  • Durata: 00:30:24

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Descrizione

Artiste émailleur grand feu, il est né à Lausanne en 1906, de père suisse originaire d'Appenzell, et de mère française. Orphelin de père à deux ans, il est élevé par son oncle puis par sa grand–-mère. Il accomplit sa scolarité secondaire près de Paris puis devient agriculteur au Canada où il vit de 18 à 24 ans. De retour en Europe, il rejoint sa mère à Nice puis vit en Appenzell jusqu'en 1933. C'est à Salzbourg qu'il apprend l'art de l'émail sur cuivre, auquel il se consacre pendant la Seconde Guerre dans un atelier à Nice. Il revient en Appenzell en 1945 et, cinq ans plus tard, s'établit à Monthey.

00:00:00 – 00:00:27 (Séquence 0) : Générique de début du Plans-Fixes consacré à Bertram Schoch et tourné à Monthey le 9 mai 1979. L'interlocuteur est Michel Bory.
00:00:27 – 00:01:29 (Séquence 1) : L'interlocuteur rejoint Bertram dans son bureau. Il est le roi souverain de ce lieu, car il réussit à y faire ce qu'il souhaite. Il explique qu'il est difficile de ne pas être obstrué par des obstacles de la vie démocratique. Il tient quotidiennement un journal qui lui permet de noter et d'expliquer, selon ses propres expériences philosophiques, les événements importants.
00:01:29 – 00:03:02 (Séquence 2) : L'entretien se déroule le 9 mai 1979. On demande à Bertram de raconter ce qu'il a écrit dans son journal. Il explique qu'à travers ce journal il enregistre les événements qu'il accomplit, il établit des "records". L'interlocuteur demande à Bertram de bien vouloir éteindre son enregistrement cassette car on l'entend et il lui garantit que l'équipe de Plans-Fixes lui donnera une copie de l'enregistrement de l'entretien. Bertram précise que tous les événements de sa vie doivent être enregistrés afin de constituer la trame d'une histoire qui se développe de jour en jour et qui explique certaines thèses de sa philosophie et certaines expériences de parapsychologie. Son livre de bord donne par exemple des indications sur le déroulement d'une psychanalyse existentialiste.
00:03:03 – 00:05:07 (Séquence 3) : On invite Bertram à parler d'un passage de son journal. Il considère que le destin a amené l'équipe de Plans-Fixes qui vient de Lausanne pour chercher une preuve tangible de l'instant où se déroule l'interview. Cette expérience est le tableau qu'il vient de créer et qui représente le blason de l'Europe. Comme l’équipe filme, il existe une preuve tangible de ce blason. Bertram considère qu'il n'a pas besoin d'expliquer ses thèses philosophiques qui pourraient être considérées comme de l'imagination. Les choses se concrétisent par des événements matériels qu'il construit lui-même selon une clef de sa philosophie. Ce tableau est une chose à voir. Il est marqué par le musée de Berne et par toute l'histoire de son ancêtre, son grand-oncle. Celui-ci a organisé sa vie pour que la génération de Bertram puisse appréhender les éléments qu'il a accomplis et qu'elle puisse les mener plus loin. Il s'agit de liens, de connexions entre le passé et le présent.
00:05:08 – 00:06:34 (Séquence 4) : L'interlocuteur explique à Bertram qu'il est difficile de suivre ses explications. Bertram attend justement qu'on lui dise s'il est compréhensible et s'il doit être moins abstrait. L'interlocuteur précise que sur le tableau on voit des médailles et des décorations et qu'on peut donc s'imaginer que Bertram est fasciné par les symboles du pouvoir et qu'il est un royaliste. Bertram s'attaque au pouvoir. Il y a des gens qui exercent des pouvoirs. Il explique qu'il faut voir si ceux-ci sont nocifs et empêchent l'évolution. Il faut permettre à ces pouvoirs d'évoluer à travers les objets, les talismans, les médailles dans lesquels les princes, les rois et les empereurs les ont scellés. Ces décorations sont donc une transmission de pouvoir.
00:06:36 – 00:07:25 (Séquence 5) : L'objectif de Bertram est de vaincre les pouvoirs nocifs, du mal, du mensonge et de la corruption et de les annuler pour imposer des pouvoirs spirituels nouveaux qui sont les facteurs de la révolution culturelle. Elle s'accomplit par son art du vrai, du bien et du beau. Le vrai est représenté par tous les écrits qui analysent la situation mondiale à chaque instant. Il considère que c'est une science nouvelle : la science du destin et celle de l'évolution de ce siècle.
00:07:27 – 00:08:46 (Séquence 6) : Bertram pense qu'on est à la fin des temps. C’est la catastrophe finale, la fin du monde due à la guerre atomique et l'anéantissement de la planète. Il explique qu’il est nécessaire de prévenir ce mal avant qu'il entraîne la société vers des catastrophes épouvantables. Il pense que tout va mal, car le christianisme est faux et mensonger. Le christianisme est moins important qu'avant, car Bertram brise à chaque instant les pouvoirs de ce mensonge pour le remplacer par des vérités. Il considère que c'est par des actions personnelles qu'il arrive à changer l'ordre des choses.
00:08:48 – 00:10:09 (Séquence 7) : On demande à Bertram de donner des exemples d'actions qu'il a pu accomplir. Il explique que des papes sont morts car ils empêchaient l'évolution. A chaque instant, il intervient contre le pape par des actions existentialistes. Il s'attaque à eux par des actes de présence, en les espionnant pour savoir ce qu'ils font et il empêche la perpétuation des forces obscures. Soit les papes menacent la vie de Bertram à chaque instant, comme les inquisiteurs pour couper les racines de sa vie ; soit c'est lui qui les domine et exerce un pouvoir spirituel sur les institutions religieuses, politiques ou sociales.
00:10:12 – 00:11:01 (Séquence 8) : On demande à Bertram à quels moments et comment il exerce ce pouvoir. Il impose au pape des vérités eschatologiques. La nouvelle catéchèse doit ruiner l'encyclique du Pape. En France, il explique que plus personne ne lit cette encyclique. Son propre cousin qui est dominicain ne l'a pas lu. Le pouvoir spirituel du pape n'est plus rien. Il n'intéresse plus personne. Sur le plan politique et social, ça se passe de la même manière.
00:11:05 – 00:11:14 (Séquence 9) : Bertram prend une photo polaroïd de l'interlocuteur, Michel Bory
00:11:18 – 00:12:38 (Séquence 10) : On demande à Bertram de raconter sa vie qui est originale comme ses pensées. Il a bientôt 70 ans et explique que les phases d'une vie sont toutes passionnantes. On a des aventures qui correspondent aux âges de la vie. Il est né à Lausanne à Bois-Cerf. Sa mère était française. Son père était Suisse, il était originaire d'Appenzell. Son père est mort à Leysin, alors que Bertram était enfant. Le père adoptif de Bertram était le frère aîné de son père. Il avait fait fortune en Amérique. La famille comptait 8 enfants et a mené la vie de château en France. Bertram y a connu les plus belles années de sa vie. Son père adoptif était ministre du Paraguay à Paris. Ils avaient toujours contact avec la famille en Suisse : sa grand-mère paternelle et la famille Moser.
00:12:43 – 00:13:47 (Séquence 11) : Bertram a été envoyé en Amérique, comme cela se faisait dans les bonnes familles, car il n'y avait plus d'avenir en Suisse ni en Europe. A l'âge de 18 ans, il est allé au Canada, à Vancouver en Colombie-Britannique. Il a commencé ses réflexions en philosophie. Il a connu ses premiers émois de sa vie de poète et de philosophe dans la grande nature sauvage du Canada. Il n'y avait aucun frein à son évolution et à l'accomplissement de sa vocation. Il est revenu vivre en Suisse.
00:13:52 – 00:14:16 (Séquence 12) : Bertram habite depuis plus de 20 ans à Monthey dans le Bas-Valais. Avant de s'installer dans cette ville, il a vécu longtemps à Salzbourg, où il a appris l'art de l'émail et s'est intéressé à la psychanalyse de Freud et de Jung. Ces philosophes l'ont orienté vers une recherche psychanalytique de sa vie de philosophe.
00:14:22 – 00:15:02 (Séquence 13) : On demande à Bertram s'il y a un événement important qui l'a poussé à s'exprimer à travers les émaux. Bertram explique que c'est une expérience de toute une vie. On reste élève de nombreuses choses inconnues. Il considère qu'il faut expérimenter soi-même les choses pour arriver à s'exprimer avec un nouvel art, comme les émaux. Il utilise cet art ainsi que l'écriture pour témoigner de sa vie subconsciente.
00:15:08 – 00:17:32 (Séquence 14) : L'interlocuteur demande à Bertram de raconter sans réfléchir un événement de sa vie. Pour Bertram, il se passe chaque jour des événements capitaux qui sont comparables aux étapes périlleuses de l'ascension d'une montagne. Bertram a fait du ski et de la montagne : il a gravi le Cervin et effectué plusieurs expéditions en haute altitude. Bertram a rencontré Sylvain Saudan et lui a proposé de gravir l'Everest. Saudan a fait l'ascension d'un des plus hauts sommets du monde : le Dhaulagiri. Bertram s'est retrouvé dans des conditions métaphysiques aussi périlleuses que Saudan. Ils étaient en contact lors de l'ascension de Saudan. Bertram lui avait écrit une lettre lui expliquant que pour vaincre les mauvais esprits de l'Everest, il lui fallait des anges qui lui prêtent des ailes. L'expérience de Saudan prouve que les actions de Bertram sont dans l'impossible. La vie de Bertram est remplie de choses impossibles. Il écrit pour témoigner et expliquer comment on peut dépasser les difficultés.
00:17:38 – 00:19:37 (Séquence 15) : L'interlocuteur souligne que les tableaux de Bertram sont difficiles à interpréter. On l'invite à parler de la fresque suspendue au mur. Celle-ci illustre le livre qu'il a écrit à Zermatt, au pied du Cervin, afin d'être en contact avec les éléments de la nature. Le livre présente l'alpha et l'oméga et parcourt 20 siècles de christianisme. Aucun éditeur ne souhaite éditer son livre. La fresque a été exposée à la tour de la télévision et au Palais de Rumine. A Paris, des tableaux en émail ont été jetés à la poubelle. Ni les médias ni la rumeur publique ne s’occuperont de son livre. Il a réalisé son tableau il y a plus de six ans. Bertram s'était juré de réussir à vaincre la conspiration du silence. Il met tout en œuvre sur les plans politiques, religieux et sociaux pour que son livre, qui explique qui est Jésus-Christ et ce qui est faux dans cette doctrine, soit publié.
00:19:44 – 00:21:18 (Séquence 16) : Bertram exerce ce métier par vocation. L'interlocuteur souligne qu'il parle comme s'il était un prophète. Il provoque des oracles par cet art : s’il ne réussit pas à vaincre le mal, il subira le sort de tous les prophètes qui ont été exécutés. On demande à Bertram s'il y a des périls autour de lui. Il considère qu'à chaque instant il est en danger de mort : par exemple lorsqu'il s'attaque au grand inquisiteur à Rome, à tous les politiciens. Il ne lui est rien arrivé jusqu'à présent, car il a réussi à éviter ces périls. Les abîmes de la montagne sont la preuve du danger. Bertram demande si l'interlocuteur a compris ce qu'il souhaitait dire. L'interlocuteur lui précise que c'est difficile de suivre sa pensée. Il considère que sa pensée est unique. En le filmant, on montre qu'il est vivant, alors qu'en réalité il aurait déjà dû mourir.
00:21:26 – 00:21:37 (Séquence 17) : On demande à Bertram s'il n'a pas peur qu'on pense qu'il a la manie de la persécution. Il ne s'intéresse pas à ce que les gens pensent. On n’arrive pas à le toucher, car il est trop haut, comme s'il était sur le sommet de l'Everest. Personne ne s'aventurera à venir le chercher.
00:21:45 – 00:22:38 (Séquence 18) : On convie Bertram à présenter la photographie polaroïd qu'il a prise précédemment. Il explique qu'il a un appareil magique et que des choses se passent au-delà de sa volonté. Il ne sait jamais ce qui va sortir de son appareil. La photographie de l'interlocuteur ressort floue et Bertram pourrait voir des choses qui représentent le diable, des choses qui ont une nuance d'un autre monde. Il trouve amusant de réaliser ce type de photos. La puissance spirituelle lui révèle des choses à travers les images qu'il prend. Elles constituent des preuves qu'il y a une autre vie existentielle.
00:22:47 – 00:25:11 (Séquence 19) : Bertram est invité à raconter la première fois qu'il a ressenti les forces occultes. Cette découverte se passe sur le plan de la mythologie. Il devait constituer une nouvelle mythologie pour sa propre vie. Il considère que tous les événements de sa vie sont déjà annoncés dans les mythologies des autres. On lui demande en quelle année se sont déroulés les événements. Il y a des prophètes qui ont annoncé tout ce que Bertram réaliserait dans Wagner. Il a dû vivre tous les opéras de Wagner pour forger sa propre mythologie. Il devenait un nouveau Parsifal et un nouveau Tannhäuser. Bertram s'est rendu à plusieurs reprises à Rome pour obtenir le pardon. En Allemagne, il est allé à Salzbourg pour apprendre une nouvelle forme de mythologie et s'exprimer avec des émaux. Il s'est initié aux anciennes techniques de l'émail puis a créé une nouvelle technique qui permet de faire des émaux en relief martelés sur cuivre et de réaliser des émaux flammés. Grâce à cette expérience, il a réussi à créer, après quarante ans, des tableaux qui sont des expériences mythologiques. Il dit qu'il a connu une femme. A Salzbourg, il a pu s'initier à de nouvelles techniques métaphysiques sans être confronté à des forces occultes, car elles étaient déjà scellées.
00:25:21 – 00:26:58 (Séquence 20) : Dans la vie de Bertram, une femme a joué un rôle. Elle lui a donné un enfant. La fécondité virile se perpétue par des enfants. Il parle des rôles des femmes dans sa vie. Il y a une femme dans la mythologie allemande. Il retrouve cette femme qui lui a été fidèle, qui lui a sauvé la vie et qui l'a aidé dans l'évolution de sa carrière. Bertram vit cependant seul dans son atelier. Il est libre de mener la vie de bohème en même temps que d'avoir une femme fidèle qui habite ailleurs dans une autre ville. Il passe de la Suisse romande à la Suisse allemande.
00:27:08 – 00:28:08 (Séquence 21) : L'interlocuteur demande à Bertram s'il pense obtenir un jour la renommée. Tout aujourd'hui est en état onirique. Prouver que son rêve peut se réaliser est un idéal. Chaque tableau est une prophétie. Bertram a scellé son rêve dans l'une de ses peintures exposées à Paris et sur laquelle il a écrit l’inscription : le pouvoir, la puissance, la force et l'autorité. Il est nécessaire de vaincre les chimères des tableaux. Les pouvoirs et la force de Bertram grandissent et il lui est bientôt possible de dire qu'il est le maître : le roi du monde ou de l'univers.
00:28:18 – 00:29:19 (Séquence 22) : Bertram s'est rendu à l'Elysée, auprès de Giscard. Les généraux ont dit qu'ils lui confiaient la bombe atomique pour être sûrs qu'elle n'explose pas, car si elle restait en main de Brejnev ou de Carter, c'était la fin du monde. Il y a des événements qui peuvent devenir fatals. Comme la révolution avec Rouhollah Khomeini. La providence a fait qu'il s'est installé à Neauphle-le-Château où la famille de Bertram habitait. Bertram est intervenu dans la révolution de l'ayatollah.
00:29:30 – 00:30:09 (Séquence 23) : On demande à Bertram comment on peut croire les faits qu'il relate. Il ne s'intéresse pas à ce que les gens pensent. Son journal de bord documente chacune de ses actions. Dans le monde, on cherche maintenant à expliquer toutes les situations. Il y a des choses qui sont inattendues. La situation du monde est en train d'être bouleversée.
00:30:20 – 00:30:13 (Séquence 24) : Générique de fin du Plans-Fixes consacré à Bertram Schoch et tourné à Monthey le 9 mai 1979.
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