Georges Duplain (Journaliste, écrivain)

  • français
  • 1993-06-28
  • Durata: 00:49:28

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Descrizione

Dès l'enfance, il a le goût des journaux. Il entre en 1942 à la Gazette de Lausanne puis, après avoir dirigé le Journal d'Yverdon, il devient, à Berne, le directeur de l'Agence télégraphique suisse. Sa philosophie de journaliste est qu'il faut bien séparer l'information du commentaire, pour que le lecteur puisse se former sa propre opinion. Il est aussi le biographe de C.-F. Ramuz, dont la découverte du "Journal intégral" lui a permis d'ouvrir de nouvelles perspectives sur le célèbre écrivain. Il dit encore son attachement à son pays, ses liens avec le château de la Sarraz, où fut fondée la maison des artistes par la baronne de Mendroz, son goût pour l'art contemporain.

00:00:00 – 00:00:11 (Séquence 0) : Générique de début du Plans-Fixes consacré à Georges Duplain, journaliste et écrivain, et tourné au Cercle littéraire de Lausanne le 28 juin 1993. L'interlocuteur est Bertil Galland.
00:00:11 – 00:02:49 (Séquence 1) : Bertil Galland demande à Georges Duplain d'évoquer son travail de recherche en archives et notamment ses livres sur l'histoire des "Cahiers vaudois", sur le mécène de Winterthur Reinhart, et sur la biographie de Ramuz. Duplain explique qu'il a toujours eu le goût des vieux papiers. Par exemple, sa grand-tante avait une caisse remplie de papiers pour allumer le feu à côté de la cheminée. Elle l'y plaçait pour éviter qu'il ne s'approche du feu. Cette caisse contenait en fait des archives familiale, dont il n'a pu sauver qu'une partie. Autre exemple, à Yverdon, Duplain a trouvé un carnet de dessins anonymes. Il a remonté pendant 25 ans le fil extraordinaire de cette famille huguenote - Théremin - qui avait des attaches prussiennes et nord-vaudoises. Duplain a également fait des recherches sur Paul Budry dans le cadre du montage d'une exposition. En cherchant au département des manuscrits de la bibliothèque cantonale, il a trouvé 16 cartons de Budry. Il en cite deux extraits : "L'art contribue à former des citoyens meilleurs, la notion même de la personne étant esthétique" ; "La vraie façon d'être européen se mesure à ce qu'on donne à l'Europe, non pas à ce qu'on lui prend" et ce, avant que l'Europe ne soit à la mode.
00:02:49 – 00:05:39 (Séquence 2) : Georges Duplain parle de son premier livre fondé sur la recherche des archives du syndic de Pompaples, à savoir des papiers de famille et des registres de tir et livres de comptes avant et après la révolution de 1798, soit la libération des Bernois. Il a réalisé à l'époque tout l'intérêt de raconter cet événement politique à l'échelle d'un village. Duplain explique ce que cela représente à l'époque et donne un exemple : une assemblée a été convoquée à La Sarraz et Pompaples se demandait si des villageois devaient être envoyés. Le registre comporte une mention précisant que décision a été prise d'envoyer des représentant à telle date, etc. Le plus intéressant est que cette note illustre l'habituation progressive à l'idée de la révolution. On peut donc raconter beaucoup de choses à travers le petit, mais il faut qu'il soit représentatif du grand.
00:05:40 – 00:08:28 (Séquence 3) : Bertil Galland évoque la figure de Budry à qui Georges Duplain a consacré un ouvrage et une exposition. Il fait la transition avec les "Cahiers vaudois" puisque Duplain a fait le tableau de cette aventure qui a réunit Ramuz et les autres entre 1914 et 1918. Duplain explique qu'il a d'abord fallu replacer les membres des "Cahiers vaudois" : Budry l'initiateur, Ramuz, pour qui tout le monde travaillait, Auberjonois, qui était un peu à côté, Gilliard le "spiritus rector" attentif au désordre des choses. En effet, la collection des Cahiers a porté sur des choses diverses et sur 30 numéros, il n'en reste que 10. Gilliard s'est même défendu après coup : "J'aurais à dire combien il est nécessaire, si l'on veut écrire l'histoire des Cahiers, de suivre des hommes et non de feuilleter des albums". Ceci est d'autant plus vrai que, hormis les textes de Ramuz, le contenu littéraire de la revue est plutôt décevant, ce qui est confirmé par les plaintes fréquentes des membres de ne pas recevoir de manuscrits valables. Pour les Cahiers, il s'agissait surtout d'un groupe d'hommes qui allait de l'avant avec de nouvelles références culturelles.
00:08:29 – 00:09:52 (Séquence 4) : Georges Duplain évoque l'aventure des "Cahiers vaudois" et l'influence de Werner Reinhart de Winthertur. Comme on lui avait signalé l'existence d'une correspondance intéressante sur les Cahiers à Winthertur, il s'y est rendu. C'est là qu'il a découvert l'importance de ce mécène suisse-allemand quasi-inconnu, qui a financé seul "L'histoire du soldat" et a soutenu un grand nombre d'artistes romands. Cet industriel gérait la fortune de sa famille. Alice Bailly l'a surnommé l'homme aux mains d'or dans un portrait qu'elle a fait de lui.
00:09:53 – 00:12:14 (Séquence 5) : Georges Duplain évoque la figure du mécène Werner Reinhart et sa correspondance avec Rilke, Clara Haskil et Victor Desarzens. Ce dernier y révèle une facette très intime de sa personnalité. Alice Bailly a vécu au compte de Reinhart pendant des années. Morax et Ramuz ont été soutenus par lui, de toutes les façons possibles et notamment à travers le don de soi de Reinhart. On disait de lui qu'il était un maître à créer. Il a surtout aidé Ramuz, ce qui a été mis en évidence par Duplain, grâce aux archives de Winthertur. Duplain les a utilisées pour constituer la première biographie de Ramuz. Elle n'avait pas encore été faite alors que plusieurs volumes de correspondances, notes et autres documents existaient, comme le journal et les autres écrits autobiographiques.
00:12:15 – 00:13:26 (Séquence 6) : Georges Duplain évoque l'aspect fragmentaire de l'œuvre publiée de Ramuz, qui l'a conduit à découvrir les archives de sa fille. Il a été le premier à travailler au bureau de Ramuz, à dépouiller ses documents. Il a donc collationné le journal et a réalisé les perspectives phénoménales qu'il ouvrait.
00:13:28 – 00:15:33 (Séquence 7) : Georges Duplain parle de sa biographie de Ramuz, dont il a découvert de nouveaux aspects, comme les rapports avec son père, grâce au journal ; son goût pour la musique, dont il n'a jamais parlé y compris à Ansermet ; et enfin son contact et son amitié pour les jeunes et les enfants. Ce dernier fait repose d'ailleurs sur un document dont Duplain n'a pu avoir connaissance qu'après la publication du livre : une petite camarade de Marianne Ramuz, Suzie Cornaz, lui a demandé de lui faire un dessin dans son album de "Rappelle-toi". Ramuz lui a alors fait un modèle d'écriture après avoir raté un dessin. Ceci est d'ailleurs assez ironique puisqu'à l'époque tout le monde contestait son style d'écriture.
00:15:35 – 00:16:57 (Séquence 8) : Georges Duplain évoque son père, journaliste à la "Gazette de Lausanne" sous le nom de Pierre Deslande. Ils habitaient à Pompaples. La famille Favey - maternelle - et la famille Duplain - paternelle - se sont rencontrées d'une façon particulière. Duplain père a rencontré Georges Rigassi - futur directeur de la Gazette - qui était fiancé à une demoiselle Favey : Duplain père a épousé sa soeur. Georges Duplain a donc grandi dans une grande maison familiale, entre ville et campagne.
00:17:00 – 00:18:10 (Séquence 9) : Georges Duplain parle de son père, marginalisé en tant que Duplain venu d'ailleurs dans la vieille famille vaudoise Favey et par sa conversion au catholicisme, vue comme un scandale. La "Gazette de Lausanne" faisait le lien entre les membres de la famille, Rigassi la dirigeant et le père de Georges y écrivant ses feuilletons. Il y avait toutes sortes de journaux à la maison et Georges Duplain était encouragé par son père à s'y intéresser, ce qui a poussé Georges à lire davantage de journaux que les enfants de son âge.
00:18:13 – 00:19:47 (Séquence 10) : Georges Duplain affirme que sa passion des journaux est plus forte que celle des livres, notamment car il sait le travail de chroniqueur plus rentable et mieux adapté à ses capacités que la carrière d'écrivain. Il a néanmoins gardé tous ses écrits, quels qu'ils soient, comme par exemple une composition datant de ses 10 ans en 1924. Ce travail même augurait de sa carrière d'un demi-siècle de journalisme. Georges Duplain dit avoir toujours eu ce besoin de comprendre et d'expliquer ensuite.
00:19:51 – 00:21:50 (Séquence 11) : Bertil Galland évoque le parcours de Georges Duplain : collège à Orbe, école de commerce à Lausanne et séjour en Suisse alémanique. Georges Duplain est ensuite entré dans un petit journal de Bienne de 1936 à 1942, puis à la Gazette en 1942. Son oncle, Rigassi, lui avait toujours dit qu'il n'avait pas les qualités pour travailler à la "Gazette de Lausanne" puisqu'il n'avait pas fait d'études universitaires, n'était pas protestant mais catholique, n'était pas Belleletrien et n'était même pas vaudois. Or, Rigassi a eu des troubles familiaux terribles, il a perdu femme et enfants, et a demandé à son conseil d'administration d'engager Duplain à la Gazette, malgré certaines réticences. A l'époque, le journal comptait Gaston Bridel, Jean Nicollier, Georges Jaccottet, Boris Aeschlimann et Paul Decorvet que Duplain a remplacé. Aeschlimann s'intéressait beaucoup à l'économie et il a racheté en douce les actions de la "Gazette" auprès des vieilles familles lausannoises, ce qui provoquera plus tard les affaires de la Gazette.
00:21:54 – 00:23:09 (Séquence 12) : Georges Duplain parle de la "Gazette de Lausanne" et décrit son contenu : les éditoriaux, notamment ceux du correspondant Maurice Muret, des articles spécialisés et des "features" fournies par des agences d'articles comme l'ATS. Il cite certain des chroniqueurs prestigieux : Edmond Jaloux, Bertrand de Jouvenel et Gérard Bauer.
00:23:14 – 00:23:58 (Séquence 13) : Georges Duplain explique le fonctionnement de la "Gazette de Lausanne", à une époque où l'information radiophonique commençait à peine. De fait, le journal sortait le soir à la sortie des cinémas, en anticipant le tirage du lendemain. A minuit, un nouveau tirage sortait pour les trains à destination de la Suisse alémanique et l'étranger. A trois heures du matin, un autre tirage donnait les informations de la nuit aux Etats-Unis et constituait l'édition principale pour la ville et le canton. Le matin, le premier rédacteur refaisait une mouture, nommée édition de midi.
00:24:03 – 00:25:42 (Séquence 14) : Georges Duplain évoque le conseil d'administration de la "Gazette de Lausanne", qu'il voit comme un sénat, puisque des personnalités influentes le composaient : Maurice Bodart, Max De Cérenville, Philippe Meylan et Antoine Baudeau. Des problèmes se sont posés dans ce groupe quand Rigassi est parti car il a fallu nommer un successeur, que Béguin est arrivé et qu'on a découvert qu'Aeschlimann avait racheté beaucoup d'actions du journal.
00:25:48 – 00:29:22 (Séquence 15) : Georges Duplain évoque sa perception de la guerre, notamment la fin et la découverte des atrocités perpétrées. En mai 1945, les Anglais ont envoyé des journalistes à Buchenwald pour révéler ce qui s'y était passé. Les correspondants pensaient que personne ne les croirait. Duplain a alors été envoyé par Rigassi pour couvrir le sujet du retour de prisonniers ou de collaborationnistes sur la frontière allemande, à Sankt-Margarethen. Il a vu des camions entiers de ces hommes-squelettes mentionnés par les journalistes anglais et venus de Mauthausen. Ils étaient si mal en point que les médecins conseillaient aux villageois de ne pas les nourrir, ce qui aurait aggravé leur état. Ils voulaient voir les journaux, surtout "L'Humanité", et Duplain a couru les leur chercher. Ensuite, vers la fin de la guerre, Reuters a sorti une nouvelle concernant un accord préalable de capitulation qui a fait croire que tout était fini malgré la censure d'Eisenhower. Ce qui a fait que Lausanne et Genève ont fêté avec une journée d'avance la fin de la guerre. Duplain évoque le soulagement fantastique à cette époque. A la rédaction de la "Gazette de Lausanne", les gens ont ouvert des bouteilles et fêté l'événement, sauf Rigassi qui est parti, écrasé par ce qu'il a dû porter durant toutes ces années. Duplain a réalisé après coup que c'est là que Rigassi a écrit sa lettre de démission.
00:29:28 – 00:31:10 (Séquence 16) : Georges Duplain évoque la succession de Georges Rigassi par Pierre Béguin, à la "Gazette de Lausanne", qui a alors connu une période brillante. Duplain explique que la force de Béguin était de savoir bien faire travailler les autres, il était un vrai patron et avait le don de faire croire aux autres qu'ils avaient inventé quelque chose qu'en fait il leur avait soufflé. Duplain en donne un exemple. Béguin a engagé Favrod, Muret, Jotterand, entre autres. De là est née la "Gazette littéraire".
00:31:16 – 00:33:11 (Séquence 17) : Bertil Galland explique que Georges Duplain a interrompu son travail à la "Gazette de Lausanne" pour devenir rédacteur en chef et directeur du "Journal d'Yverdon". Ensuite, Pierre Béguin l'a rappelé à la Gazette car il voulait l'envoyer à Berne, où il sera correspondant pour la Gazette puis directeur de l'ATS pendant 20 ans. Il est arrivé à Berne en 1958, dans un moment où les correspondants romands n'étaient pas légion mais où l'ambiance entre journalistes était sympathique, voire familiale. Il y avait également une symbiose avec l'officialité, au point que les conférences de presse étaient inutiles. Elles sont arrivées avec l'avènement du "Blick" et quand la radio a envoyé des correspondants. Cela a sonné le glas de tout cet aspect personnel.
00:33:18 – 00:35:22 (Séquence 18) : Georges Duplain expose son éthique du journalisme, qu'il a notamment développée en devenant directeur de l'Agence télégraphique suisse, l'ATS. La seule chose qui donne à un journaliste le droit d'exprimer une opinion, c'est d'avoir d'abord permis à son lecteur de se faire la sienne. Il prône comme principe absolu la séparation de l'information et du commentaire, ce qui s'est beaucoup perdu. Duplain a le plus grand respect pour le métier d'agencier, ce qu'il explique, notamment par le fait que si un journal met le beurre et la confiture, l'agence de presse fournit le pain.
00:35:30 – 00:38:02 (Séquence 19) : Georges Duplain parle de son travail à la "Gazette de Lausanne", quand il était correspondant à Berne et que la télévision se mettait en place. Ils faisaient déjà de la radio et ont accepté de faire de la télévision sur une suggestion de Duplain. Au début, les politiques n'aimaient pas parler au micro mais l'habitude s'est peu à peu installée, notamment chez les démagogues. Les débuts ont relevé du bricolage selon Duplain, qui a mis en place une chronique au micro où, peu à peu, les gens sont venus s'exprimer. Cela a permis de faire connaître de nouvelles personnalités politiques comme les quatre conseillers fédéraux qu'il a réussi à avoir en même temps. Un autre exemple est Roger Bonvin, que Duplain connaissait d'avant sa carrière politique : il raconte l'anecdote de l'interview qu'il a conduite quand Roger Bonvin est devenu conseiller fédéral.
00:38:10 – 00:39:14 (Séquence 20) : Georges Duplain évoque son contact avec Schaffner, conseiller fédéral, quand lui-même était correspondant à Berne. Schaffner faisait des vacheries aux journalistes, ce que Duplain explicite. Schaffner était un des créateurs de l'Association européenne de libre-échange et redoutait la Communauté européenne.
00:39:22 – 00:40:17 (Séquence 21) : Georges Duplain évoque son attachement pour la Suisse et explique qu'il est né tout seul avec les livres d'histoire et grâce à un professeur de latin au collège d'Orbe.
00:40:25 – 00:41:11 (Séquence 22) : Georges Duplain évoque son attachement pour le château de La Sarraz et la Maison des artistes, fondée par la baronne de Mandrot et dont on lui a demandé de s'occuper. Il a par exemple organisé avec André Tanner une exposition Klee, puis une exposition de tapisseries. Georges Duplain a fondé l'Association des amis du château de La Sarraz. Il s'est également mis à éditer des graveurs, notamment de Erni, Sarto, Patocchi ou Clément, à qui il demandait des vues du château et de sa région.
00:41:20 – 00:42:42 (Séquence 23) : Georges Duplain évoque son contact avec la guerre à Bienne et son activité au sein de la Ligue du Gothard, un début d'organisation de résistance lancé par Denis de Rougemont, Philipp Müller et Theophil Spoerri. Certains ont viré du côté du réarmement moral mais il y a eu un regroupement entre la droite et la gauche assez inédit, avec notamment Théo Choppard, Charles-Frédéric Ducommun et les syndicalistes. Certains autres ont parlé de collaborationnisme, ce qui n'avait aucune réalité selon Duplain, qui a participé. Quand les allemands sont entrés dans Paris, de Rougemont a publié une petite chronique dans la "Gazette" qui a fait sensation : "Car ils ne savent pas ce qu'ils font". Le groupe a envoyé de Rougemont aux États-Unis pour le protéger.
00:42:51 – 00:44:32 (Séquence 24) : Georges Duplain parle de Gonzague de Reynold et de son attachement au régime de Mussolini. Il était également un patriote et un élément de la résistance qui n'aurait jamais accepté Hitler. Dans la mentalité de Gonzague de Reynold, Mussolini était un espoir pour la Suisse contre Hitler. Il considérait en outre que la Suisse n'était pas achevée et se devait d'être en perpétuelle évolution et au centre de l'Europe en pleine constitution.
00:44:42 – 00:45:52 (Séquence 25) : Georges Duplain évoque la jonction entre l'idée de la Suisse de Ramuz et celle de Gonzague de Reynold. Les deux hommes se sont beaucoup fréquentés, le second se donnant beaucoup de peine pour trouver un travail rémunéré à Ramuz en pays de Vaud, mais en vain. Leurs deux visions étaient complémentaires puisque Ramuz voulait s'étendre en s'enfonçant dans la terre, là où de Reynold voulait s'étendre en cercles concentriques. Ces visions s'appliquent aux Suisses des ponts et des forteresses. Par exemple, de Reynold a célébré son Fribourg natal et Nuithonie tout comme l'Europe.
00:46:02 – 00:48:11 (Séquence 26) : Georges Duplain évoque sa visite à Jung, qu'il a interviewé sur la Suisse. Il avait auparavant rendu compte d'un certain nombre de ses livres, sans connaître vraiment sa doctrine ou la psychologie. Jung lui a parlé du drapeau suisse, cette croix blanche sur fond rouge représente le mariage du masculin et du féminin et le fait que la croix n'aille pas jusqu'au bord a également un sens. Jung a insisté sur la présence des anges, une formule pour relever l'importance de l'irrationnel. Il faudrait en effet être moins intellectuel et moins terre-à-terre pour absorber davantage sans tout rationaliser. Cette direction générale de Jung a paru très valable à Duplain, notamment pour la Suisse.
00:48:22 – 00:48:43 (Séquence 27) : Georges Duplain évoque la nature angélique des poètes et des créateurs ainsi que la figure de Werner Reinhart. Son travail a consisté à aller chercher ces gens dans les vieux papiers, dans une vocation de dépassement de l'actualité, pour atteindre une chose tout autant essentielle.
00:48:55 – 00:49:16 (Séquence 28) : Générique de fin du Plans-Fixes consacré à Georges Duplain, journaliste et écrivain, et tourné au Cercle littéraire de Lausanne le 28 juin 1993.
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