Hugo Loetscher (Ecrivain)

  • francese
  • 2004-06-07
  • Durata: 00:47:44

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Descrizione

Né à Zurich, Hugo Loetscher est un citadin. Grand voyageur, les villes l'attirent, elles sont le lieu favori de ses romans. Il nourrit une relation privilégiée avec le Brésil qu'il a découvert dans les années 60. Journaliste engagé, il quitte la "Weltwoche" en 1969 pour une question politique, dès lors, il conservera son indépendance. Il collabore au magazine "DU" en tant que rédacteur des pages littéraires. Là, il rencontre des photographes et s'intéresse à l'image, à sa relation avec la parole. Hugo Loetscher manie l'ironie et le paradoxe, il a la volonté de voir autrement, par exemple d'en bas avec son roman "Les égouts" pour lequel il a reçu le Prix Charles Veillon. De cette manière, dit-il, on peut démonter que la vérité est toujours plus grande que la vérité établie. Portrait d'un écrivain au langage décapant adouci par une certaine bonhomie de sa personne.

00:00:00 – 00:00:12 (Séquence 0) : Générique de début du Plans-Fixes consacré à Hugo Loetscher, écrivain, et tourné à Lausanne le 7 juin 2004. L'interlocutrice est Mousse Boulanger.
00:00:12 – 00:00:58 (Séquence 1) : Mousse Boulanger revient sur l’impressionnante carrière d'écrivain d'Hugo Loestcher : il a publié un nombre important de livres, romans, études, éditoriaux, préfaces et essais. Hugo Loetscher explique que son intention a toujours été d'écrire avec chaque livre quelque chose de nouveau, dans le sens d'une autre perspective, une autre manière de raconter, en étant à la recherche de sa propre langue, par l'intermédiaire et à cause des possibilités de la langue.
00:00:58 – 00:01:10 (Séquence 2) : Générique de début du Plans-Fixes consacré à Hugo Loetscher, écrivain, et tourné à Lausanne le 7 juin 2004. L'interlocutrice est Mousse Boulanger.
00:01:10 – 00:02:30 (Séquence 3) : Mousse Boulanger présente Hugo Loetscher, né à Zurich, sous le signe du capricorne. Il a fait des études de sociologie, économie, sciences politiques et philosophie, avant de partir à Paris. Hugo Loestcher précise qu'il a passé son baccalauréat en 1949 et entamé ses études à l'Université de Zurich : il a commencé par les lettres, puis a changé pour histoire. Comme rien de tout cela ne lui plaisait, il est parti à Paris car, dans les années 1950, la ville était la capitale intellectuelle d'Europe, avec le nouveau roman, Sartre et Camus. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle le sujet de sa thèse porte sur la philosophie politique en France après 1945. Le mot clef de l'époque était l'engagement, mais dans une expression très particulière : l'absurde.
00:02:31 – 00:04:27 (Séquence 4) : Hugo Loetscher évoque sa carrière journalistique et son engagement politique pendant ses études : il était président d'une association d'étudiants qui s'intéressait à la responsabilité de l'intellectuel. Une fois de retour à Zurich, il a commencé à écrire pour les feuilletons et à faire de la critique littéraire. Ses études terminées il est entré à la revue "Du", une rédaction très jeune, qui lui laissait faire des numéros spéciaux sur des sujets divers comme les muses modernes ou les Britanniques excentriques. On lui a même donné huit pages littéraires.
00:04:29 – 00:05:59 (Séquence 5) : Hugo Loetscher évoque la pièce de théâtre qu'il a écrite dans sa jeunesse et qui a été jouée au Schauspielhaus de Zurich. A cette époque, il écrivait déjà de la littérature, c'est-à-dire des contes, des nouvelles et des feuilletons, fait qu'il entend bien préciser car il lit souvent dans ses biographies que sa carrière a démarré avec le journalisme avant qu'il ne se tourne vers la littérature. Or, il a commencé à écrire de la poésie à 17 ans, ce dont il a bonne mémoire puisqu'il venait d'un milieu prolétaire et petit-bourgeois qui conservait peu de livres à la maison. Il a donc commencé à lire avec la bibliothèque de paroisse et a décidé alors de devenir écrivain.
00:06:01 – 00:06:40 (Séquence 6) : Mousse Boulanger demande à Hugo Loestcher comment il a décidé de devenir écrivain. Il répond qu'il ne sait pas car c'était très clair pour lui qu'il serait poète, si ce n'est écrivain. Mais en lisant que les grands poètes connaissaient des destins terribles en général, il s'est réorienté vers une autre profession pour ne pas connaître ce type de tragédie.
00:06:42 – 00:08:11 (Séquence 7) : Hugo Loetscher fait partie de cette génération de jeunes Suisses partis à l'étranger, selon Mousse Boulanger, ce que lui explique par le fait que pendant longtemps, voyager était très difficile. Il est d'abord allé en Italie, après son baccalauréat. Il est parvenu jusqu'à Naples et se rappelle encore sa découverte de la pizza. Il a tellement aimé cette spécialité locale qu'il a voulu en remanger à Milan. C'était en 1949 et l'exotisme était bien présent, juste devant sa porte.
00:08:14 – 00:09:58 (Séquence 8) : Hugo Loetscher évoque son habitude de faire des portraits de ville, qu'il explique par sa profonde urbanité, sans doute car il est né à Zurich. D'ailleurs son dernier livre s'appelle "Lire au lieu de grimper" ("Lesen statt klettern"), en référence à l'importance des Alpes pour la littérature notamment allemande. L'histoire raconte comment, deux ans avant qu'Haller ne fasse l'éloge de la vie simple alpine, un jeune chevrier valaisan, Thomas Platter, quitte les Alpes pour aller à l'école, chez l'humaniste Zwingli, puis à Bâle, et devient un grand philosophe européen. Dans les œuvres de Platter est développée une conscience de l'alpin vers l'urbain. C'est d'ailleurs en ce sens précis que Hugo Loetscher se sent urbain lui-même.
00:10:02 – 00:11:14 (Séquence 9) : Hugo Loetscher évoque ses voyages, qu'il a commencés dans les années 1950, en parallèle de son activité d'écrivain. Il parle de son livre "Les égouts" qui traite de la ville de Zurich, mais également de la ville moderne en général, en rapport avec l'impureté humaine. Son deuxième roman, "La tresseuse de couronnes" se passe par contre à Zurich, dans les quartiers exacts où il a vécu enfant, du côté du fleuve Limmat.
00:11:18 – 00:12:30 (Séquence 10) : Hugo Loestcher parle de ses voyages en Europe et au Brésil, en Amérique du Sud. Il collaborait en effet à la revue "Du" avec des reportages urbains, par exemple sur un numéro spécial Bahia ou Chicago. Les villes sont également devenues un sujet de prédilection dans ses romans, avec par exemple Los Angeles, Manille, Kuala Lumpur et Bangkok.
00:12:35 – 00:15:15 (Séquence 11) : Hugo Loetscher parle du Brésil, un lieu très important pour lui. Ce qu'il appelle son aventure brésilienne a commencé au Portugal. Après son premier roman, "Les égouts", il a en effet obtenu le prix Veillon, soit une certaine somme qui lui a permis de vivre dans un endroit pauvre comme le Portugal, pays dont il était tombé amoureux à l'époque. Il y avait encore la dictature de Salazar et Hugo Loetscher a fait un film qui se terminait par un dialogue entre ce dictateur et la liberté. Or, le film a été supprimé une heure avant sa diffusion prévue, causant un scandale certain et compliquant quelque peu son séjour au Portugal. Hugo Loetscher est quand même resté et a appris le portugais. Il a également lu les oeuvres de Vieira, un jésuite anticolonialiste, notamment son sermon aux poissons. En toute logique, Hugo Loetscher a enchaîné sur le Brésil, en traversant l'Atlantique Sud. Il s'est enthousiasmé pour la démocratie ethnique de Bahia, qui est justifiée selon lui par le mélange des populations.
00:15:21 – 00:16:48 (Séquence 12) : Hugo Loetsher évoque un livre traitant de sa relation en tant qu'auteur au Brésil et du processus de transformation en mulâtre de l'écrivain. Il explique qu'en effet, à l'époque, l'Amérique latine n'était pas encore vraiment un sujet pour les journaux et dans les milieux de langue allemande, alors qu'en France on parlait déjà de latinisation. Ses propres écrits relatent donc la découverte du Brésil, de l'Amérique latine, et comment il a, lui-même, appris des choses nouvelles, notamment sur le fait qu'il n'y a pas une Amérique latine mais plusieurs, différentes. C'est aussi pendant cette période que la discussion sur le Tiers-Monde a commencé : l'Amérique latine était un exemple parfait de ce type de discussion.
00:16:54 – 00:19:56 (Séquence 13) : Hugo Loetscher parle de son livre "Wunderwelt", inspiré par un événement vu au Brésil. Il était au Nordeste, une région immense, sous-développée et qui souffrait de sécheresse à l'époque. Il est allé avec un photographe à l'intérieur des terres, notamment haut lieu de pèlerinage de San Francisco. De jeunes gens se trouvaient sur la place de la cathédrale avec une caisse de sardines et, au milieu, leur petite sœur morte. Ils voulaient prendre une photographie pour la famille avant d'aller au cimetière. Hugo Loetscher s'est entretenu avec le père qui lui a dit de ne pas pleurer sur cette enfant de trois ans, car elle était un ange et que les larmes allaient alourdir ses ailes pour monter au ciel. Hugo Loetscher y voit une certaine poésie du sous-développement, ce qui lui a donné l'envie d'écrire un livre sur la région. Il a donc écrit en pensant cette enfant qui n'a pas pu faire connaissance avec son propre pays alors que lui, un étranger l'a connu. Le titre du livre fait référence à San Francisco, célèbre pour ses miracles, mais dont aucun ne s'est produit pour cette enfant, et également au miracle économique que le Brésil a connu à cette période.
00:20:03 – 00:23:47 (Séquence 14) : Hugo Loetscher évoque la notion d'engagement en lien avec le métier d'intellectuel et d'écrivain. Quand il a commencé à écrire comme journaliste littéraire, il fallait défendre des points de vue politiques, alors que par la suite, il a eu l'impression que cela suffisait d'avoir des idées. Pourtant, une bonne idée ne suffit pas à faire de la bonne littérature selon lui. Aussi, quand il défendait une conscience politique et sociale de la littérature, il était toujours d'avis qu'il y avait encore des problèmes littéraires à résoudre. Finalement, il trouve logique d'avoir pris en compte à l'époque, comme intellectuel, les problèmes sociaux des années 1960 et les idéologies en place. L'engagement journalistique pour lui comportait deux aspects. D'abord, il s'est engagé comme rédacteur des journaux "Weltwoche" et de "Du", qu'il a quittés en 1960 pour protester contre l'interventionnisme du propriétaire, puis comme free-lance libre d'écrire sur ce qu'il voulait. Ensuite, il a fait preuve de son engagement politique au travers de la rubrique de commentaire "Si le bon Dieu était suisse" : il a évoqué notamment les problèmes des droits des femmes, de la Suisse et l'ONU, de la Suisse et l'Europe. Cette rubrique lui a permis de prendre position par rapport à l'actualité, de manière personnelle en utilisant le "je".
00:23:54 – 00:26:34 (Séquence 15) : Hugo Loetscher parle de sa carrière journalistique et explique sa pratique de l'ironie. Il estime que cette dernière est peu appréciée en Suisse car ce n'est pas sérieux et car il faut réfléchir à l'ambiguïté qu'elle véhicule. Hugo Loetscher pratique une ironie qui est autoréflexive et autocritique, le comble de l'ironie selon lui. Elle ne sert pas à rire mais à montrer qu'il faut faire attention aux mots et à leur signification réelle, et que tout n'est pas tout blanc ou tout noir. A ce sujet, il évoque le roman, "Der Immune", qu'il a publié et dont le titre est devenu en français "Le déserteur engagé", ce qui relève de façon ironique l'importance de l'ambivalence pour lui. 30 ou 40 ans plus tard, l'ambivalence est vraiment d'actualité car plus personne ne sait comment s'exprimer sur tel ou tel sujet. Il n'a pas ce problème car il précise toujours en quelle position il s'exprime, ce en quoi l'ironie l'aide beaucoup.
00:26:42 – 00:27:53 (Séquence 16) : Hugo Loetscher parle de la réception de son livre "Les égouts", qui lui a valu un prix mais qui semblait très exotique quand même. Ecrire comme il le faisait est devenu "actuel" plus tard, notamment avec "Der Immune", un livre traitant d'un intellectuel qui vivait dans la tension plutôt que dans la conviction. Pour Hugo Loetscher l'identité ne repose pas sur l'adhésion ou la croyance que l'on est identique avec une chose. L'identité relève d'un processus complexe et vivant, qui part dans plusieurs directions à la fois tout en concernant son propre pays.
00:28:01 – 00:29:24 (Séquence 17) : Hugo Loestcher évoque les figures qui ont influencé son œuvre : Musil, un maître de l'ironie, Camus et Sartre pour la sensibilité intellectuelle et la philosophie politique française, pour la littérature, celle d'Amérique latine pour la mentalité engagée et l'imagination.
00:29:33 – 00:33:37 (Séquence 18) : Hugo Loetscher parle de l'importance de l'image dans son œuvre, notamment de l'image photographique. C'est avec la revue "Du" qu'il a développé cet intérêt pour le langage des images car il travaillait avec des photographes pour des numéros spéciaux. Il a également été membre de la Fondation suisse de photographie, au moment où on a réalisé que la photographie était un héritage documentaire important. Il a alors organisé la première exposition rétrospective de photographie suisse, de 1848 jusqu'à aujourd'hui, qui a circulé dans le monde entier. Il a par la suite continué d'œuvrer pour la fondation en publiant des livres sur la photographie suisse et tessinoise, sur Bischof et Finsler, et en montant des expositions, comme "Les années 1930 – la Suisse avant le miracle", un grand succès. L’exposition fut montrée au Centre culturel suisse de Paris. Hugo Loetscher a beaucoup apprécié cette activité qui donnait un visage à notre histoire. D'ailleurs, quand il a eu 70 ans, la ville de Zurich lui a proposé de réaliser une exposition sur son activité en lien avec la photographie. Il a donc écrit sur l'idée de la photographie et la relation de la photographie et la littérature, ainsi que sur l'importance de l'image.
00:33:47 – 00:34:52 (Séquence 19) : Hugo Loetscher évoque son rapport à la photographie mais explique qu'il ne la pratique que très rarement lui-même. Par exemple, aux Philippines, il était à la recherche de l'héritage espagnol du pays et comme cela coûtait trop cher au journal de payer un photographe, il a pris son propre appareil. Il qualifie maintenant les images qu'il a faites d'ersatz. Cependant, pour lui, faire de la photographie est une autre manière de voyager, par rapport à l'écrit : il voit des choses dans l'image à photographier que le photographe ne verra pas et vice versa.
00:35:03 – 00:36:59 (Séquence 20) : Hugo Loetscher parle de l'importance de l'image artistique et évoque la figure d'un peintre de ses amis : Varlin. Il raconte également sa rencontre avec Giacometti, qui continuait à modeler de ses mains tout en lui parlant. Hugo Loetscher cite des peintres mexicains comme Posada, exemple de la relation des arts à la littérature, un sujet qu'il traite souvent, notamment car il prône la suppression des légendes et des cartels sur les photographies ou dans les musées. Il s'intéresse en effet à l'apport de la légende sur ce que l'oeil voit par lui-même : c'est ce qu'il appelle l'alphabétisation de l'image.
00:37:11 – 00:39:45 (Séquence 21) : Hugo Loetscher raconte sa vision de l'Asie, qui est particulière puisque quand il a découvert l'Amérique latine, il voulait en fait aller en Asie. Comme il a découvert l'Amérique latine grâce au Portugal, il a décidé de suivre la route des Portugais pour rejoindre l'Asie : il est donc parti d'abord à Goa, Ceylan, Malacca, Macao et Manille, mais n'a pas pu aller à Timor, à cause de l'occupation indonésienne. C'est en réalisant les différences religieuses, ethniques et autres, qu'il s'est aperçu des "trous" de son éducation. Rétrospectivement, il estime qu'il faut respecter ces lacunes, car on ne peut pas tout combler, mais seulement préciser certaines choses, notamment son non-savoir de toutes les cultures existantes. En outre, si sa découverte de l'Amérique latine s'est placée sous le signe de l'Espagne, du Portugal et de l'Angleterre donc de l'Europe, l'Asie était au contraire un vrai nouveau monde qui l'a beaucoup frappé. C'est pourquoi, en tant que journaliste, il s'est surtout intéressé aux minorités, comme les musulmans en Thaïlande et les Chinois en Malaisie.
00:39:57 – 00:41:27 (Séquence 22) : Hugo Loetscher parle des 20 ans qu'il a passés à explorer l'Asie du sud-est, c'est-à-dire la Thaïlande, la Malaisie, Burma, Vientiane et le Laos, ainsi que le Cambodge. Une des raisons de ces voyages fut ses filleuls en Thaïlande ainsi que son investissement dans une école locale et son attrait pour le bouddhisme. Le résultat de toutes ses expériences a été un livre, "Les yeux du mandarin", narrant la rencontre d'un occidental et d'un asiatique d'abord fictionnelle puis bien réelle.
00:41:39 – 00:45:39 (Séquence 23) : Mousse Boulanger explique qu'Hugo Loetscher parle le züridütsch, l'anglais, l'espagnol, le portugais, le français et l'allemand. Elle lui demande à quoi cela sert. Hugo Loetscher répond qu'il est de base bilingue dans sa propre langue puisqu'il parle le patois et le bon allemand. La première fois qu'il a étudié une langue, ce fut le latin et le grec. Puis le français a été très important pour ses études et il a appris d'autres langues sans que cela ne soit forcément lié à du travail. Il a appris l'anglais comme langue véhiculaire, pour voyager, notamment aux Etats-Unis. Hugo Loetscher relève la problématique des langues en Suisse qui fait dire à certains qu'il n'existe pas de littérature nationale du fait de ses quatre langues. Or, pour lui ce n'est pas un vrai problème car il estime que sa propre langue et littérature ne fait pas uniquement son identité personnelle. Et c'est pour cela qu'il a cultivé une relation particulière à la Romandie car, pour lui, plusieurs langues peuvent donner une identité. C'est d'ailleurs une notion qui l'a interrogé quand il enseignait à New York, avec un séminaire nommé "How many languages does men need?". Il insiste d'ailleurs sur la multitude de langues qui se dédouble par les possibilités au sein d'une même langue. La traduction est également un moyen merveilleux d'illustrer les avantages et inconvénients de sa propre langue et de celle des autres. Hugo Loestcher a même imaginé un jour pouvoir inventer une langue qui réunirait tous les avantages des autres, comme l'adjonction en français du subjonctif après le superlatif, qu'il trouve géniale.
00:45:52 – 00:46:56 (Séquence 24) : Hugo Loestcher explique sa volonté de voir les choses autrement, dès son premier livre, "Les égouts", où il écrivait avec la perspective de quelqu'un venant d'en bas. Il lui est très important de changer de perspective, notamment en ce qui concerne son pays. C'est dans cette optique qu'il a écrit sur la découverte de la Suisse par les Indiens d'Amérique latine. Hugo Loetscher cherche en effet à démontrer que la vérité est toujours plus grande que la vérité établie : c'est son œuvre d'écrivain.
00:47:09 – 00:47:30 (Séquence 25) : Générique de fin du Plans-Fixes consacré à Hugo Loetscher, écrivain, et tourné à Lausanne le 7 juin 2004.
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